Il vous reste encore 3 vies

Il m’est impossible de commencer sans évoquer cette soirée, ces événements dramatiques… Après une nuit à ne rien faire, si ce n’est jouer au poker et à la nintendo, fumer des joints et autres substances illicites avec ces potes, Mister T. décida enfin d’aller se coucher vers les 5 heures du mat. Quel ne fut pas son désagrément quand il vit son lit occupé par une créature dont il ne souvenait même plus le nom… « Mais, pousse toi de là, sale bip bip que je m’y mette  [je censure ici– je préfère vous épargner son langage châtié…]». Sur ces mots, il jeta la demoiselle endormie du lit : sa tête se heurta à la table en verre adjacente. La table se brisa sous le choc, la  chute fut forcément mauvaise, résultat des courses : coup de lapin, bye, bye mademoiselle et Mister T. méchamment réveillé…C’est à ce moment là que j’intervins. Plutôt que de se transformer en grand bébé pleurnichard, Mister T. eut le bon réflexe de m’appeler:

– Euh, boss ? Je crois que j’ai fait une connerie… J’ai besoin de votre aide.

– Quoi encore ?

– Une fille morte au pied de mon lit…

– Mais dans quoi t’es encore allé te fourrer, crétin !

– Boss, je vous assure que je ne l’ai pas fait express.

– Bon, pas de blabla, tu m’agaces, j’arrive !

– Merci Boss ! »

J’arrivai chez Mister T. 15 minutes plus tard, prêt à faire mon nettoyeur en bon et due forme. J’ouvris la porte, une odeur douce et acre me saisit à la gorge. J’entrai dans la chambre et là, rien…Pas de trace ni de la fille, ni de Mister T. Juste un bout de papier froissé sur lesquels étaient écrits maladroitement les mots suivants : « Si c’est votre façon d’aimer, je vous prie de me haïr… »

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