Jeanne se confie

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Jeanne m’avait confessé qu’elle préférait sortir avec des hommes petits. « Tu comprends, je me sens plus femme, plus grande, plus belle, quand je les domine d’une tête. C’est peut-être aussi l’effet de l’été mais je suis en robe, les jambes en l’air, et il me suit, son regard entoure ma taille; je grandis, grandis sous ses yeux pleins d’envie. Les femmes se trompent quand elles cherchent des bras forts qui les entourent. Elles dressent les murs de leur propre prison dans laquelle s’ajoutera bientôt une autre pièce, celle du nourrisson. Le fruit de leur amour avec l’homme baraque. Moi, je n’ai pas besoin ni de mac ni de pimpim. Non, je préfère que ses mains se glissent dans mon décolleté et craquent ma chemise, qu’il libère ce que je suis. Oh, je sais, ce n’est qu’une vue de l’esprit, liée à un constat physique. Ca ne veut rien dire. C’est aussi fumeux et léger qu’une bouffée de cigarette. » Et Jeanne aspirait sa vogue et ajoutait des volutes rondes à l’air qui nous enveloppait.

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