Billie Jean

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Je m’appelle Billie Jean, c’est sur ma lune que danse Mickael Jackson. Il chante les paroles d’une fille qu’il a abandonnée, vous vous souvenez ? « Billie Jean is not my lover/she’s just a girl who claims that I am the one/But the kid is not my son… » Il se prend pour un prophète, celui-là ! Et il ne reconnaît pas son fils, ce fils de p… Qu’est-ce qu’elle prétend encore celle-là ? Mon Dieu, toutes des emmerdeuses. Moi, je l’ai laissé à son tube planétaire, j’avais mieux à faire.

Un jour, il traversera les Etats-Unis pour me retrouver. Immédiatement je lui pardonnerai. Elizabeth Taylor sera à ses côtés. Elle sera choucroutée. Blue purple. En abondance. Donner du volume par en haut pour oublier les rides qui vous affaisse par le bas. On ne regarde plus ses yeux violets mais son âge. Elle aussi, on ne la voit plus. Ou plutôt on lui reproche de ne plus être ce qu’elle était hier.

Bref, j’ai élevé l’enfant de Mickaël Jackson. Je suis donc une fille mère. Ou une mère fille, je ne sais plus dans quel sens on place les mots. Parfois, j’inverse. A contretemps, à contre sens. Lui, il a tracé son destin étoilé. Je l’ai attendu, qu’il a fini par en mourir. De toute façon, j’ai cessé assez rapidement de me soucier de lui. J’ai adopté sa ligne de conduite. L’évolution, moi, ça ne m’intéresse pas. Du moment qu’il était sorti de mon d’orbite, il n’existait plus.

Mickael Jackson restera toujours pour moi ce type plus fort que Jésus Christ. Il ne marchait pas sur l’eau, ce n’était pas un sauvage, c’était un homme de ville. Il était moderne. Donc, il marchait sur le bitume et sur les pavés qu’il illuminait de chacun de ses pas.

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