Rêve à la petite semaine

Je rêve d’un garçon qui ressemble à un dimanche. On n’aurait pas envie de le quitter le soir. Dans ses bras, les matins seraient longs et indéfinis. Les après-midis, mondanités et autres expos auraient la douceur de l’ennui. Comme une brise légère qui caresse et dénude l’avant-bras.

Ce garçon dirait : « je suis à toi tout de suite » et il ne viendrait pas avant une heure. Il aurait une notion très élastique du temps. Atavisme familial, je suppose. Le dernier jour de la semaine se suffit à soi. Parfois nous nous disputerions. A ce sujet. Pour des bêtises. Il prétendrait être le premier. Je voudrais, moi, qu’il demeure celui qui clôt la parenthèse.

Il m’offrirait des sucreries pour m’appâter. Je n’y résisterais pas. Mes lèvres se coloreraient alors de substances chimiques et écœurantes. Et nos baisers seraient un peu baveux et collants.

Mon premier amoureux avait un goût de lundi puis j’ai enchaîné avec des petits amis à la saveur du mercredi après-midi (très drôles), du samedi (peu fréquentables, trop dispersés), du vendredi soir (forcément sexy, forcément volages). Pour ma part, je porte en moi la promesse du mardi.

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