Tout est a-ffaire de dé-com-position

Dans la vie, faut-il composer ou décomposer ? Telle était la question que se posait Régis chaque matin. Si je compose, je coopère. Me prête au jeu. Y souscris et le prolonge. Crée. Si je décompose, je refuse le lieu. L’uni et le très clair. Trop clair. Mais crée aussi. Je devrais être comme le printemps. Comme une saison. Décomposer ce qui me précède et recomposer ce qui me suit.

Dans la vie, faut-il attendre ou provoquer ? Telle était la question que se posait chaque matin Valérie. Si j’attends, je suis féminine, ouverte. Dans le flot. Le mouvement. La Mer. Si je provoque, à moi la virilité, les hautes, grandes valeurs et la guerre. Parfois j’aimerais tout simplement être comme une chose. Un objet qu’on se sert mais qui parfois peut aussi vous desservir. Un portable par exemple. Un item de communication à plusieurs entrées, fonctions et dangers. Périls. Extérieurs. Et enfermés en moi-même.

Dans la vie, faut-il être discret ou flamboyant ? Telle était la question que se posait Yves. Moi, je suis timide mais on ne fait que de me remarquer. Si j’étais arrogant, peut-être m’oublierait-on. J’aimerais être ce jaguar aux longues jambes moulées dans un jean pattes d’éph’, ce Robert Redford qui joue au condor tout au long d’un film dont on oublie presque l’intrigue au profit de cet argument principal : le corps bondissant, athlétique et désirant de l’acteur.

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