Sur le bitume


Dans la lueur brisée,

Le souffle se coupe.

Net.

L’air de rien.

Autour de moi,

L’atmosphère bruyante

S’éteint.

Sublimement,

Vient le silence …

Combien de fois ai-je songé ?

A vivre la plénitude ?

Ce n’est rien…

Tout se tait.

D’un coup.

Sur mon lit de bitume.

Je rêve …

Eloignée.

Par moments.

Je n’entends…

Rien.

Ca me glace…

Un tableau flou s’anime.

Autour de moi.

En silence.

J’ai laissé,

Partir.

Ce petit reste.

Cette petite voix.

Céleste.

Dans mon cercle,

Le bleu clignote,

Et la foule m’observe….

15 minutes.

Moi aussi j’y ai droit…

A ce temps.

Il m’appartient.

Un quart.

D’heure.

Rien de plus.

A côté de moi,

L’ange bleu.

Laisse

S’exprimer,

L’âme ;

De cette œuvre.

La foule se tait,

En quinze minutes.

Dans mon lit de bitume,

L’ange bleu

Veut me protéger.

Mais ne voit-il pas ?

Il est trop tard.

De ses mains,

Il me caresse.

Avec des gants.

Au fond de ses yeux,

Une lueur…

Perdue.

« Laissez partir.

Ce truc là,

Ca ne sert à rien…. »

D’un coup de craie,

Blanche,

L’ange bleu,

Imite.

Andy Warhol.

Une abîme,

Une lueur….

Sensation étrange.

L’ange Bleu.

Dernier homme de ma vie.

Il s’avance,

En silence,

Et,

M’habille,

De cette robe.

D’argent.

Quel gentleman….

De ses mains de satin,

Il me soulève.

Délicatement.

Et me porte,

Vers

Cette limousine.

Blanche.

Allongée,

A l’intérieur,

Ici,

L’ange bleu,

S’éloigne,

La limousine démarre.

Je le sais,

Elle me conduira.

Là-bas.

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