The end

– Vous ne pouviez pas faire attention ?

– C’est vous, regardez où vous mettez vos fesses !

– Je ne vous permets de me parler sur ce ton… Ni en français d’ailleurs ! Pour qui vous prenez vous ? We’re in Leningrad here, not in Paris !

–  Et alors ? C’est vous qui avez commencé, je parle la langue dans laquelle on me parle.

– Ouaih, ouaih, parle à mon cul, ma tête est malade, c’est ça ?

– Votre cul, je ne sais pas s’il est malade, je ne le connais pas, mais votre tête, oui.

C’est ainsi qu’avait commencé notre charmant échange. J’avoue, j’étais séduit. Nous échangions nos répliques aussi rapidement que deux snipers qui se déchargeraient l’un sur l’autre leur batterie de balles. Le seul truc qui me gênait, c’étaient ses lentilles de contact en forme d’oeil de serpent. Impossible de la regarder en face ; les gens ont vraiment mauvais goût parfois…

– Ca fait un moment que je vous vois tourner en rond ; vous n’en avez pas assez de tout ce cirque ?

– Non, j’avance, moi, dans la vie !

–  Pas aujourd’hui, on dirait…

– De quoi je me mêle? Qui êtes-vous pour me parler ainsi ?

– Ta Mort…

Et j’ai senti mon cœur se serrer, j’ai vu mon électro-cardiogramme s’emballer et j’ai compris, trop tard, qu’elle disait la vérité. Vous voyez, c’est tout autre chose qui m’est arrivé. Je suis mort sur place comme un joggeur à bout de souffle, arrivé en fin d’une course immobile sur un ridicule tapis roulant fixe…

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