Mon Dieu, que les hommes sont bêtes !

– Si simplement tu étais mort, Hugues, bien sûr que je pourrais t’en vendre tes livres. Mais tant que tu seras vivant, tu es trop détestable pour les autres ! Attends de mourir et je te promets un grand succès.

– Si tu veux, je peux commencer à écrire ma propre nécrologie, ça fera toujours une bonne quatrième de couv.

– Très bonne idée ! Et meurs vite mais en laissant plusieurs manuscrits secrets que je pourrais découvrir chaque année !

– Parfait, tu as ton business plan pour ma gloire posthume. A vrai dire, c’est con, tu pourrais commencer maintenant… Après tout, ça fait longtemps que j’ai quitté le monde des vivants et j’en suis bien gré. Je ne viens en ville plus que pour toi.

– Oui, oui, c’est une idée…

– Attends, je n’ai jamais vraiment su ma date de naissance, mon décès peut être tout aussi flou. Je me déclare mort, je disparais et à moi, la postérité !

– Oui, oui, mais il y a une erreur quelque part dans ton raisonnement. Que tu veuilles bien t’encombrer d’une vie en sursis et de tous les embarras que cela implique, d’accord ! Mais pourquoi cherches-tu tant à vouloir être reconnu par des contemporains que tu détestes ?

– Pour rire de leur bêtise…

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