Don’t linger, don’t delay

Dommage que je sois morte : celui-là, j’aurais bien aimé qu’il me prenne dans ses bras pour de vrai. Sens comme je suis lourde maintenant que j’ai perdu mes 21 grammes d’âme. Je n’ai plus rien pour retenir tous ces membres.

Désolée d’avoir gâché ta journée, mec ; moi aussi, j’aurais préféré ne pas me faire assassiner aujourd’hui. Qui sait ? Nous aurions peut-être pu profiter ensemble de ce beau dimanche de juillet. On se serait rencontré après un plongeon improvisé dans le lac, tu m’aurais prêté ta serviette, quelle étourdie, j’aurais oublié la mienne ! Je t’aurais offert un pot pour te remercier et puis après, après, qui sait…

Mais que fais-tu ? Jusqu’où me traînes-tu ainsi, bel inconnu ? Tu ne penses pas qu’il serait temps d’appeler la police, que l’on retrouve mon identité et que l’on prévienne les miens ? J’aimerais me reposer et qu’on me pleure un peu aussi. Allez, ne traîne pas. Pourquoi prends-tu tout ce temps ? Tu veux me tuer une deuxième fois. N’est-ce pas déjà assez ?

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